´ Aucun désir n'est coupable, il y a faute uniquement dans leur refoulement ª
´ Les désirs que je considère les plus nobles sont ceux que je considère comme les plus humains c'est à dire les plus pervers. ª


 dessin erotique, ’me sensible, passez votre chemin....
L'érotisme dalinien exprimé dans son oeuvre, exprime bien le rapport ambigu qu'il entretient avec la sexualité. Dans ses écrits, Dali se définit clairement dès son plus jeune âge comme un « parfait pervers polymorphe ».Nouvelle technique

Sous l'angle psychanalytique, la sexualité dalinienne apparaît comme le moteur principal de ses traumatismes et ses pulsions de jeunesse.

On peut définir 2 phases de la sexualité chez Dali, soit avant et après sa rencontre avec Gala.

Très jeune, la sexualité, ou plutôt les jeux érotiques, ont fait parti du pesonnage de Dali. Afin de choquer son entourage et surtout les domestiques, il s'adonnait fréquemment à des jeux exhibitionnistes, offrant son corps nu chaque matin à la personne qui venait le réveiller.

Les premières approches littéraires de la sexualité ont profondemment traumatisé le jeune peintre. Dali raconte que son père disposait d'un recueil médical très détaillé sur les maladies vénériennes. Pour cette raison, longtemps Dali imagina l'acte amoureux comme une petite mort, homme étant dévoré à mort par la femme (concept de la mante religieuse).


¿ l'adolescence, il explora l'onanisme avec beaucoup de ferveur. Certains analystes des oeuvres de jeunesses de Salvador Dali affirment avoir décelé la présence de fantasmes incestueux inavoués dans ses nombreux portraits de dos de sa soeur Maria. Ce point de vue est renforcé par un tableau provocateur, peint 30 ans plus tard - Jeune vierge autosodomisée par sa propre chasteté -.--------->

Durant sa période estudiantine, des influences homosexuelles se font clairement sentir, son ami homosexuel Garcia Lorca ayant voulu le sodomiser en vain. Néanmoins, ses toiles de jeunesse démontrent un besoin primal de posséder les femmes.

Dans sa premiere autobiographie, Dali décrit des scènes de jeux érotiques avec une jeune fille de son ’ge. Il raconte ses recherches multiples pour rencontrer la femme parfaite, dans la rue ou dans les bordels de Paris. Malgré cela, Dali affirme qu'il était vierge quand il rencontra son seul et unique amour, Gala.

En 1929, l'obsession devient réalité, Dali rencontre l'amour physique. D'abord terrorisé, Dali va apprivoiser ses peurs, renforcées par une maîtresse femme assoiffée de sexe et prête à tout pour satisfaire ses fantasmes (voir le texte sur Gala).

Dali se sent libéré et peut donner cours à ses multiples fantasmes de fétichisme et de voyeurisme.
Dali affirme qu'il n'a jamais eu de relations sexuelles autres qu'avec Gala. Cependant, il avoue son penchant pour certains jeux érotiques dont Gala s'est exclue progressivement.
Fasciné par les écrits du Marquis de Sade, Salvador s'est inventé une perversion sur mesure, le Clédalisme. Son nom est tiré de l'héroine de son roman «Visages Cachés» Solange de Cléda. Cette perversion consiste en une organisation minutieuse d'une scène sexuelle à laquelle Dali assiste en chef d'orchestre en se masturbant joyeusement. Préparées des mois à l'avance (casting, story boards, mise en scène, etc.), ces scènes fournissent à Salvador Dali une chorégraphie dont il est le seul maître.
Satisfaisant son goût exacerbé pour le voyeurisme, ses spectacles avortaient souvent - à son grand plaisir - juste avant l'orgasme final des participants, car ce qui primait pour Dali était plus l'élaboration complexe de la séquence érotique, le cheminement laborieux, plutôt que l'acte en soi. Plus encore, Dali voyait dans ses échecs un supplice mental digne de Sade.
Ici encore, la sexualité est employée par Dali comme un puissant instrument de provocation contrôlé. Néanmoins, on peut deviner dans ses premiers tableaux surréalistes, comme Jeux Lugubres, l'expression des troubles psychologiques profonds de son adolescence (émasculation, impuissance, scatologie).

Avec la prise de contrôle de ses peurs, Dali développera une iconographie érotique débridée, avec comme actrice principale Gala.

« Je recherche l'image capable de produire l'orgasme ».
 Dessin érotique 1931, ’me sensible, passez votre chemin....